Mannequin plus size portant une veste jaune et prenant la pose
Mode

La mode plus-size : son évolution au cours du temps

La mode plus size : quelle a été son évolution au cours du temps ? Bien souvent délaissée au cours des siècles derniers, la mode grande taille, accompagnée de ses mannequins plus-size, désireuses d’une plus haute représentation de leurs personnes dans les médias, marque la fin possible d’une mode qui se veut trop souvent conventionnelle. Retour sur un siècle de changements, de révolutions, de désinvolture, d’acceptation et de courage.

Le stoutwear : une sous-catégorie de la mode féminine

Dans les années 1900, le « stoutwear » constituait une sous-catégorie de la mode féminine. Sous représentée, elle s’est développée vers 1915 du fait d’une augmentation de la demande de la part des consommatrices. Les fabricants, qui avaient jusqu’alors fermé les yeux sur les besoins de ces femmes, ont commencé à produire des vêtements « grande taille », non sans une certaine négligence.

Des recherches ont été menées au fil des années, notamment par la presse spécialisée, afin de comprendre quelles étaient les motivations d’achats de ces « stout women ». Rapidement, les chercheurs ont réalisé que l’anxiété sociale et physique ressentie par ces femmes constituait la principale source d’achat de celles-ci. Mais la catégorie « stoutwear » était loin de promouvoir le corps de la femme ronde, comme les marques actuelles se prêtent à le faire. En effet, à l’époque, ce type de vêtements était vendu comme « amincissant » pour les femmes, ne cherchant absolument pas à sublimer leurs corps et ne les considérant pas comme des êtres potentiellement désirables.

De plus, la mode « stoutwear » et la ligne de vêtements pour femmes « classiques » étaient radicalement séparées au sein même des enseignes, renforçant très probablement le malaise ressenti par les femmes.

Coco Chanel posant devant un appareil photo
Crédits : Femmedinfluence.fr

Alors que dans les années 50, certains couturiers tels que Christian Dior ou Coco Chanel renouvellent l’image de la femme, lui permettant d’adopter un style plus moderne, voire résolument plus libre, 1968 va tout changer. À partir de la révolution engrangée par le désir de liberté des jeunes dans le monde, l’année 68 va libérer et diversifier le secteur de la mode, permettant par exemple aux femmes d’arborer des pantalons d’hommes. On verra également apparaitre les premières marques unisexes, symbolisant la fin de l’inégalité dans la mode.

L’univers « plus-size » s’impose

Mais l’univers « plus-size » s’est réellement imposé à partir de 2010. Plusieurs mannequins grandes tailles et personnalités se sont mises en avant, à l’image de Gabourey Sidibe qui a fait la une du V magazine ou de Crystal Renn qui a publié le livre « Hungry », témoignant de son parcours dans le secteur du mannequinat. Dès lors, nombreuses sont les marques à afficher haut et fort leurs sublimes mannequins plus-size au sommet de leurs affiches publicitaires, comme Lane Bryant en 2015, ou Nike en 2016.

Des mannequins plus size posant dans des vêtements de sport Nike
Crédits : Madame.lefigaro.fr

Mais selon Lauren Downing Peters, enseignante chercheuse en Histoire de la Mode à l’Université de Columbia à Chicago, le secteur de la mode « plus size » et l’idée d’inclusivité que prônent actuellement les marques ne se réduiraient qu’à une simple tendance dans le but d’appâter les clientes et de polir leur image : « Mon recul sur l’histoire de la mode me permet, et je suis triste de le dire, qu’il s’agit, je pense, d’une tendance ». Selon cette dernière, les marques de prêt à porter, voire de haute couture, ne font défiler uniquement que quelques mannequins grande taille, jugeant cela suffisant pour faire comprendre au public et aux consommateurs qu’ils sont une marque ouverte, tandis que la réalité est tout autre.

Encore de nos jours, les entreprises textiles s’arrêtent bien souvent au 42, à l’image de BA&SHThe KooplesTara Jarmon ou encore American Vintage.
Malheureusement pour elles, près de 40% des Françaises feraient une taille 44 voir plus, selon une étude réalisée par Clickndress en 2016. Mais quand certains restent aveugles, d’autres s’ouvrent à ce marché potentiel en proposant des collections capsules ou en développant un rayon à part, à l’image de La Halle, non sans rappeler le séparatisme qui était déjà à l’œuvre à l’époque du « stoutwear« .

Mannequin plus size posant en maillot de bain

Un intérêt de la part des marques

Toutefois, bien que la majorité des marques intéressées par ce nouveau marché le soient de façon purement opportuniste, d’autres créent la sensation et tentent de renouveler véritablement le marché de la mode, à l’image de la marque Fenty Beauty.
Pour son premier défilé, courant septembre 2018, Rihanna avait volontairement choisi de mettre en avant des mannequins habituellement rejetés des défilés plus « traditionnels ». Ainsi, mannequins plus-size et femmes enceintes étaient de la partie, sans compter l’impressionnante diversité ethnique présente sur scène.

Aujourd’hui, la mode flirte toujours, et plus que jamais, avec les mannequins grande taille, prônant un fort désir d’inclusivité. Depuis ces dernières années, bien des mannequins se sont démarqués, tels qu’Ashley Graham que l’on ne présente plus, mais également Jari Jones, Denise Bidot, Paloma Elsesser ou encore Alexis Ruby. En phase avec l’ère du temps, ces jeunes mannequins représentent un symbole fort pour bon nombre de femmes, abordant une franche acceptation de son corps et de ses envies, bien loin du début du 20e siècle.

Un commentaire

  • loulou1414

    coucou et oui ps evident pour s’habiller bien je trouve moi j’avais du mal plus jeune d’etre a peu pres a la mode c’etait pas evident et c’etait du basique du coup et y a pas tant que ca le choix en fait maintenant beaucoup de magasins se sont ouvert en grande taille c’est mieux et maintenant que j’ai perdu du poids je suis tjs entre les 2 et j’arrive a trouver de plus belles choses ca fait plaisir au moins….

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